Heavy mechanics

  

Heavy mechanics
vues d’exposition personnelle à Centrale for contemporary art – vitrine, Bruxelles, 2022

IfrI
installation

vidéo de droite:
Heavy mechanics
9’21
4K
son
diffusée en boucle
écran fixé sur une barre en aluminium poli de 43 mm d’épaisseur et environ 3m50 de haut

vidéo de gauche:
Work out
12’43
4k
diffusée en boucle
écran fixé sur une barre en aluminium poli de 43 mm d’épaisseur et environ 3m50 de haut

sculpture:
barre en aluminium de 2m de long, 43mm de diamètre,
deux disques en argile blanche cuite, joints en silicone
blanc, forme en silicone jaune de 1m80 de long

« Heavy mechanics orchestre la machinerie des corps : celui de la ville
et ceux de ses occupant.e.s. Les revêtements : peaux palpitantes et chromes miroitants se confrontent.
Le corps pris dans la machine urbaine lutte contre les mécanismes qu’il a assimilés.

Irina Favero-Longo filme une rencontre intime entre le corps métallique et organique, dans une boucle temporelle et mécanique qui nous hypnotise. Elle fait de nous les voyeur.se.s consentant.e.s de cette relation entre rapports de pouvoir et négociation. Une relation où chacune des entités vient construire un espace en créant du lien.

Elle vient heurter le corps humain à celui de la machine chargée de la symbolique d’un espace-temps rationaliste. A l’image de ce que crée le montage vidéo, ici le mouvement induit par le corps métallique crée une distorsion temporelle, à la limite de l’absurde, dans laquelle le corps humain se transforme. Il devient une drôle de machine qui performe

et répète les mêmes rouages. Pourtant il a beau essayer de se fondre dans son partenaire, de devenir entièrement mécanique, il résiste à la contrainte de la matière. Le corps humain est peau, membranes, os et tissus. Il est multiple et évolutif. C’est cette polysémie qui l’empêche
de devenir totalement objet. Il se tord, se déforme, se moule mais une tension demeure avec la matière du mobilier qu’il utilise. Il aura beau améliorer chacune de ses performances en intervenant sur lui-même ou sur cet autre corps, celui du mobilier et par extension celui de la ville, une inadaptabilité sera toujours présente. Une résistance aux rythmes mécaniques, au cadre induit par la ville.

Irina Favero-Longo nous présente des corps uniques et collectifs qui construisent nos spatialités en ménageant des zones préservées d’expérimentations. Des corps qui flirtent avec les bords du cadre. »

Brunella Danna-Allegrini

Remerciements

l’équipe de la CENTRALE,
Joseph Rioton (performeur),
Hélène Clerc-Denizot (son),
Maxime Gourdon (étalonnage
et soutien technique), pour leur superbe travail.

Les passant.e.s de la plaine de
jeux Quai à la Houille pour leur
participation précieuse,
et toutes les personnes et
ami.e.s qui ont contribué à la
réalisation de ce projet.

Caroline Delaville pour
l’assistance au montage de
l’exposition.

La Fédération Wallonie Bruxelles pour son soutien. j